8ème exercice de base : poussée à une seule main qui équivaut dans la forme à la ‘fermeture apparente’

136 S’il est un exercice de base que place au plus haut niveau de la liste, c’est bien celui-là. Je le pratique entre 200 et 300 fois par jour et je ne m’en lasse pas car il est au fondement de la plupart de mes esquives en tuishou libre.

Observez bien la rotation de la main d’Anne-Marie qui neutralise ainsi la plus grande partie de la puissance de poussée de Sébastien.

Notez également la forme ovoïde/elliptique que décrivent les deux mains en action des deux partenaires.

Ne pas oublier la rotation du pied avant suivant le bassin.

Quand Anne-Marie pousse avec succès Sébastien c’est que celui-ci n’a pas assez pivoté sa main laissant une large surface portante à celle de Anne-Marie. Une fois maîtrisée et comprise, cette trajectoire peut être pratiquée à des vitesses différentes.

137 idem mais avec un autre type d’attaque.

Noter le contraste entre les bras gauche d’Anne-Marie et celui de Sébastien. Celui de Sébastien ne laisse aucune indication sur le type de contre qu’il pourrait enclencher avec ce bras gauche. Au contraire le bras d’Anne-Marie reste au même endroit ce qui donne une indication claire sur une attaque de ce côté : c’est un défaut que nombre de pratiquants ont dans cet exercice.


138 idem mais attaque en lü semi-fouetté.


139 idem mais avec attaque dans le dos


140 idem mais avec une poussée an


141 idem mais une double poussée simultanée sur le bras de Sébastien


142 idem mais avec un tiré du bras


143 idem mais avec un tiré générant une propulsion vers l’avant et de contournement.


144 idem mais avec une démonstration de 2 amorces différentes de peng

145 un défaut anodin en apparence

Le pied avant d’Anne-Marie n’entre pas en rotation avant son attaque si bien qu’elle est obligée de faire un petit pas de recul pour ouvrir son pied d’appui et enclencher un peng. Son pied en rotation, elle aurait pu attaquer à la fin de son esquive au moment où son talon partait vers l’avant. C’est un défaut très souvent observé dans cet exercice.


146 clé avec tout le corps. Noter que la main droite de Serge n’a pas besoin de saisir.


147 vu du dessus, ce qu’il ne faut pas faire


148 version efficace.

149 position extrêmement importante dans an sur peng. Exercice disparu

La plupart du temps on observe les pratiquants pousser avec an les deux mains sur l’avant-bras du poussé comme dans le début de la vidéo. Observez bien une position réaliste qui place le pouce et la ligne de l’index sur le coude alors que le reste des doigts se collent sur le côté du coude. Voir les implications dans les vidéos suivantes.


150 Sébastien montre des transformations possibles sans changement de position de la main appliquée sur le coude ou du moins avec des changements minimes difficilement décelables par l’adversaire.


151 poussée en lü.
Il faut juste prêter une grande attention à ce que l’impulsion de la poussée vienne d’abord de la partie de la main collée sur le côté du coude pour ensuite maintenir le bras de l’adversaire avec ‘la bouche du tigre’. On voit clairement ici la possibilité pour Sébastien d’enclencher un peng.


152 idem mais avec le soutien de l’autre main qui pourrait en fin de mouvement devenir le principal vecteur d’une poussée tournante autour du cou.


153 idem mais avec un an vers le bas


154 idem mais plus rusé que moi tu meurs ! Mais attention à la double rotation du bassin pour le pousseur comme ici Sébastien.


155 juste pour information : efficace mais à ne pas pratiquer au tuishou. Mais par contre on peut s’entraîner à éviter cette clef : très instructif pour le lâcher prise.


156 poussé-tiré. Noter l’importance d’épouser la forme du bras avec sa main gauche pour Sébastien et non pas avoir les doigts dressés dans le vide.


157 idem mais avec crochet au niveau du coude.


158 idem mais avec poussée sous le coude vers le haut.

159 Mouvement de décroisé de ‘la fermeture apparente’ : SD

N’ayant jamais vu personne dans notre style de taiji quan être capable de décroiser les bras avec un minimum de force quand ceux-ci sont bien tirés latéralement et pressés fortement sur la poitrine, je me suis appuyé sur les apprentissages du qinnashou avec le professeur Wang Jie à Taipei pour résoudre ce problème de manière réaliste. Voici donc quelques exemples de dégagements parmi de nombreuses possibilités en fonction de la résistance du pousseur.

Deux conditions essentielles pour réussir le décroisé.

  1. Mettre le poids du corps sur l’une des mains qui saisit ce qui fait que Fabienne doit du bout du levier qu’est sa main supporter une partie de mon poids. On oblige ainsi l’adversaire à changer sa position.
  2. Creuser la poitrine afin de laisser passer l’autre main et la détourner de sa trajectoire.

A partir de ce constat, toutes les combinaisons sont possibles en fonction de l’évolution de l’interaction : voir, 160, 161, 162, 163, 164 et 165, 166, 167, 168, 169, 170

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